Le nom de domaine
C’est votre adresse sur internet, par exemple votre-entreprise.fr. Elle sert à votre site et souvent à vos adresses e-mail. Elle ne s’achète pas pour toujours : un .fr s’enregistre pour un à dix ans, puis se renouvelle.
C’est l’adresse de votre entreprise sur internet, et souvent celle de vos e-mails. Voici comment vérifier en quelques minutes qu’elle est bien à votre nom, et que faire si elle ne l’est pas.
Avant de vérifier quoi que ce soit, voici qui fait quoi derrière l’adresse de votre site.
C’est votre adresse sur internet, par exemple votre-entreprise.fr. Elle sert à votre site et souvent à vos adresses e-mail. Elle ne s’achète pas pour toujours : un .fr s’enregistre pour un à dix ans, puis se renouvelle.
Pour les .fr, c’est l’Afnic, désignée par l’État. Elle tient la liste des noms de domaine en .fr, mais ne traite avec vous qu’exceptionnellement. Pour les .com, c’est la société américaine Verisign, sous les règles de l’Icann, qui coordonne les noms de domaine dans le monde.
C’est la société chez qui votre nom de domaine est enregistré, puis renouvelé. Il en existe environ 400 pour les .fr, chacun avec ses propres conditions de vente. C’est votre interlocuteur pour toute démarche.
C’est la personne ou l’entreprise inscrite comme telle dans l’annuaire public des noms de domaine, appelé Whois. Selon l’Afnic, c’est elle qui détient les droits sur le nom de domaine.
Dans cet annuaire, vous verrez aussi un contact administratif et un contact technique. Le contact technique est souvent le bureau d’enregistrement ou votre prestataire : c’est normal. Le contact administratif peut être vous, une autre personne ou le bureau d’enregistrement. Ce qui compte, c’est le titulaire. Pour les .fr, l’Afnic précise qu’un contact administratif qui n’est pas le titulaire n’a aucun droit sur le nom de domaine.
Payer un nom de domaine ne suffit pas à en être propriétaire. Ce qui compte, c’est le nom écrit dans la case « Titulaire ».
L’Afnic cite elle-même ce cas dans son guide pour les titulaires : un prestataire enregistre le nom de domaine de son client à son propre nom, sans que le client l’ait demandé, par simplicité. Tant que tout va bien, personne ne le remarque. Le jour où vous voulez changer de prestataire, c’est lui qui a la main sur votre adresse.
Car c’est le titulaire qui décide :
Un nom de domaine oublié peut aussi se perdre. Pour un .fr, après la date d’expiration, une période de 30 jours, dite de rédemption, permet encore de revenir en arrière. Ensuite, le nom de domaine redevient libre, et le premier qui le demande l’obtient. Si un autre le prend, il faut négocier avec lui, ou engager une procédure.
Et quand un nom de domaine ne fonctionne plus, le site et les adresses e-mail qui en dépendent s’arrêtent avec lui. Vos clients tombent sur une erreur, et vos e-mails ne passent plus.
La vérification est publique et ne coûte rien. Il vous faut seulement l’adresse de votre site.
Sur le site de l’Afnic, tapez votre nom de domaine dans l’outil de recherche Whois. La fiche affiche le bureau d’enregistrement, les dates de création et d’expiration, puis les contacts.
Pour une société, c’est son nom qui doit apparaître : le nom de votre entreprise, pas celui de votre prestataire. Si vous y lisez le nom de l’agence qui a fait votre site, le nom de domaine est à elle.
Quand le titulaire est une personne physique, par exemple un entrepreneur individuel, ses données sont masquées par défaut, pour protéger sa vie privée. Pour vérifier, connectez-vous à votre compte chez le bureau d’enregistrement, ou demandez-lui vos informations : le titulaire a un droit d’accès à ses données, auprès de lui comme auprès de l’Afnic. Vous pouvez aussi demander à votre prestataire une capture de l’espace client où apparaît le titulaire.
Sur lookup.icann.org, tapez votre adresse. Le champ « Registrar » donne le bureau d’enregistrement. Le titulaire apparaît sous « Registrant », en anglais sur le site, mais ces informations sont souvent masquées pour protéger la vie privée. Même démarche alors : votre compte chez le bureau d’enregistrement, ou une capture demandée à votre prestataire.
Elle figure dans les deux outils. Mettez-la dans votre agenda, et vérifiez si le renouvellement est automatique, et qui le paie.
Un nom de domaine peut changer de titulaire. Il faut simplement l’accord de celui qui le détient aujourd’hui, et un peu de méthode.
Écrivez à votre prestataire, par e-mail ou par lettre recommandée, et demandez que le nom de domaine soit mis au nom de votre entreprise. Pour un .fr, l’Afnic appelle cela une transmission : le bureau d’enregistrement met à jour le titulaire après avoir recueilli l’accord des deux parties, l’ancien titulaire et le nouveau. Pour un .com, la démarche se fait aussi chez le bureau d’enregistrement. Gardez vos factures : elles montrent que vous avez payé ce nom de domaine.
Une fois titulaire, vous pouvez déplacer votre nom de domaine chez le bureau d’enregistrement de votre choix. Pour un .fr, l’Afnic précise que c’est possible à tout moment. Il vous faut un code de transfert, que l’Afnic appelle code « auth-info ». Le bureau d’enregistrement actuel doit vous donner accès à ce code, sans vous le facturer, et à vous seul en tant que titulaire. C’est pour ça que le changement de titulaire passe en premier. Vous donnez ensuite ce code au nouveau bureau d’enregistrement, qui fait la demande.
Pour un .com, l’Icann parle de code d’autorisation, ou « Auth-Info code ». Votre bureau d’enregistrement doit vous le remettre dans les cinq jours calendaires qui suivent votre demande, s’il ne vous permet pas de le créer vous-même. Un transfert de .com peut aussi être refusé pendant plusieurs semaines après un enregistrement, un précédent transfert ou un changement de titulaire.
Pour un .fr, l’Afnic prévient que le changement de bureau d’enregistrement est en général payant. Relisez les conditions de votre bureau d’enregistrement avant de lancer la démarche.
Commencez par une demande écrite et datée, qui rappelle que vous avez payé ce nom de domaine. Pour un .fr, l’Afnic propose une médiation, sans frais pour les deux parties, si votre prestataire accepte d’y participer. Si le nom de domaine reprend le nom de votre entreprise, des procédures de règlement des litiges existent aussi, Syreli et Parl Expert, qui sont payantes. Pour un .com, si c’est un transfert qui vous est refusé à tort, l’Icann reçoit les plaintes en ligne. Dans les cas difficiles, un avocat vous dira quelle voie choisir.
Même quand tout est à votre nom, gardez ces accès en lieu sûr, par exemple dans un gestionnaire de mots de passe.
L’identifiant et le mot de passe du compte où votre nom de domaine est géré, ouvert au nom de votre entreprise. Activez la double vérification si elle est proposée.
Les avis de renouvellement et les codes arrivent par e-mail. Si l’adresse du compte dépend de votre propre nom de domaine et que celui-ci s’arrête, vous ne recevez plus rien. Utilisez une adresse que vous contrôlez ailleurs.
Inutile de le garder en permanence : pour un .fr, le bureau d’enregistrement doit vous y donner accès quand vous le demandez. Ne le transmettez qu’au moment d’un transfert, et seulement au nouveau bureau d’enregistrement.
L’espace où est stocké votre site, les réglages qui disent où pointent votre site et vos e-mails, appelés zone DNS, et vos boîtes e-mail. Notez qui a ces accès aujourd’hui.
Deux options utiles, à demander à votre bureau d’enregistrement : le renouvellement automatique, avec un moyen de paiement à jour, et pour un .fr, le verrou « .fr Lock » de l’Afnic, qui empêche toute modification du nom de domaine sans votre autorisation.
Gardez enfin vos coordonnées à jour. Pour un .fr, le titulaire doit rester joignable. Si l’Afnic constate des coordonnées fausses et qu’elles ne sont pas corrigées, le nom de domaine est gelé, puis bloqué, puis supprimé.
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